Tu es parti, et pourtant, je me souviens d'hier. Je me souviens comme tu étais calme et paisible, rassurant nos nerfs à vifs. Tu as toujours été de ces gens qui font passer les autres avant eux-même. Le seul égoïsme que je me permet, c'est le fait de te vouloir à la maison, de faire comme si les heures passées aujourd'hui n'étaient qu'un cauchemar, faire de ma vie un rêve devenu réalité. Cependant, je sais parfaitement que c'est quelque chose d'irréalisable. Reste cette amertume de t'avoir vu partir beaucoup trop tôt, beaucoup trop vite. T'imagines pas comme la vie ici va être dure ; comme j'ai besoin de Toi ; comme remonter la pente, surmonter ton décès peut être difficile. C'est pourquoi je ferais semblant devant les gens, je leur ferais croire que chaque jour est nouveau, que plus le temps passe, moins je souffre, même les nuit où je m'éffondrerai en larmes à ne plus en finir. Je sais, je suis folle, je sais, je ne devrais pas faire semblant d'aller bien. Mais je préfère faire semblant d'aller bien et me fatiguer moi-même, que de ne rien prétendre et fatiguer les autres. Je me dis que tout serait différent si tu serais rester plus longtemps à nos côtés tout serait plus facile. Mais la vie est une fatalité : Tu n'es plus là, je dois m'y faire, un point c'est tout. Mais cela n'empêche que Je t'aime Papi.